Club de patinage de vitesse région Lanaudière

Patinage 101

LE PATINAGE DE VITESSE

Le patinage de vitesse que la plupart des gens connaîssent est la discipline olympique sur longue piste, ou les patineurs doivent parcourir une distance donnée le plus rapidement possible. Le longue piste se pratique sur des patinoires extérieures couvertes ou non, comme celle de Québec (anneau Gaétan Boucher, Ste-Foy) ayant un tracé de 400 m. Les jeux olympiques de Chamonix ont consacrés ce sport olympique en 1924.

 

Le patinage de vitesse courte piste est une discipline relativement nouvelle en comparaison puisque ce n’est qu’en 1981 que les premiers championats du monde courte piste sont organisés. Il faudra attendre les jeux olympiques à Albertville en 1992 pour voir cette discipline officiellement reconnue comme discipline olympique.

 

Le patinage de vitesse courte piste diffère sur plusieurs aspects par rapport au longue piste. D’abord la patinoire, plus petite (60 m x 30 m), sur laquelle un tracé de 111,12 m est mesuré et marqué à chaque bout par des cônes (7).

 

Pour des raisons de sécurité, les extrémités de la patinoire sont recouvertent de matelas protecteurs en mousse polyuréthane d’au moins 20 cm d’épaisseur et de 1 m de hauteur minimum. Ils sont attaché les uns aux autres et reliés aux bandes par des courroies.

 

 

LES RÈGLEMENTS EN COURTE PISTE

Les concurents patinent dans le sens contraire des aiguilles d’une montre (vers la gauche). Les patineurs doivent accomplir le nombre de tours obligatoires pour franchir la distance officielle le plus rapidement possible. Les patineurs les plus rapides accumulent de meilleurs pointages sur le tableau des résultats. Les courses se déroulent habituellement en deux rondes. Une ronde de qualifications et une ronde de finales. Les points accumulés en qualification déterminent les vagues de finale (A, B, C, etc.). Le classement final est déterminé par le total des points accumulés aux épreuves finales. Les distances varient selon les catégories d’âges (de 222 m à 1500 m), mais la plus populaire demeure sans aucun doute le 500 m (4 1/2 tours de piste) probablement parce qu’elle constitue une distance de comparaison étant commune à toutes les catégories.

 

En course, les dépassements sont permis, mais le patineur en tête a le droit de passage et le concurrent qui le dépasse doit veiller à éviter tout contact avec lui.

 

Les causes de disqualification:

  • Un patineur tente un dépassement en faisant obstruction à un autre patineur. On dit alors qu’il y a charge.
  • Le fait de modifier son parcours en zigzagant pour conserver la tête.
  • Les lames du patineur ne doivent jamais empiéter à l’extérieur du tracé défini par les cônes dans les courbes.
  • Au fil d’arrivée, lorsqu’un patineur tente d’avancer un pied pour prendre la tête et soulève de la glace la lame du patin arrière.
  • Un patineur n’est pas muni d’une pièce d’équipement obligatoire, comme son protège-gorge par exemple.
  • Un patineur faisant plus d’un faux départ.
  • Conduite intolérable envers un arbitre ou un patineur.

 

LES RELAIS

La course à relais implique normalement quatre équipes de quatre patineurs par course. Chaque relais doit compléter au minimum un tour de piste. Normalement, les patineurs d’une équipe vont en rotation, d’un patineur à l’autre, échangeant avec le patineur reposé.

 

Pendant leur attente, les athlètes se reposent ou servent de relève pour le patineur sur la piste, ou encore, se préparent à recevoir le relais. Au lieu d’échanger un bâton comme en athlétisme, les patineurs doivent seulement toucher le nouveau patineur pour que l’échange soit complété. Pour conserver l’élan, le nouveau patineur se place en position de base et attend la poussée venant du patineur sur piste.

 

Dans le cas d’une chute, le patineur de relève peut toucher le patineur tombé pour continuer la course. Le deuxième coup de feu indique qu’il reste 3 tours de piste et qu’un seul échange peut être fait. Le même patineur doit compléter les deux derniers tours de piste, à moins d’une chute.

 

LES OFFICIELS

L’officiel en chef d'une compétition sur courte piste est l’arbitre qui supervise la place des patineurs pour les éliminatoires, s’assure de la qualité de la surface de la glace et surveille la course.

 

L’arbitre et ses assistants s’assurent que l’épreuve se déroule selon les règles. Ils ont le pouvoir de disqualifier un patineur qui commet une infraction. Ils peuvent également faire passer à la ronde suivante un patineur tombé suite à une manoeuvre déloyale d’un concurrent.

 

Le starter est celui qui voit à ce que tous les patineurs prennent un départ dans les régles. Les chronométreurs sont là en cas de panne du système de chronométrage électronique, les juges déterminent le classement final, les compteurs de tours vérifient le nombre de tours qu’il reste à faire dans la course afin de l’indiquer aux patineurs. Le compteur de tours sonne également une cloche au début du dernier tour.

 

Le préposé aux compétiteurs place les patineurs participant aux éliminatoires selon leur ordre de départ sur la ligne. Le compilateur comptabilise les résultats de la course et prépare le classement final.

 

L’ÉQUIPEMENT DU PATINEUR

Les patineurs de courte piste sont vêtus d’une combinaison moulante monopièce fait de lycra (skin) munie d’anneaux aux pouces. Parfois la combinaison est doublé de kevlar afin de la rendre résistante aux coupures. Dans la cas contraire, cartains patineurs portent comme sous-vêtement une seconde combinaison munie de panneaux de kevlar comme protection supplémmentaire (skin anti-coupure). Les genoux et les tibias sont souvent protégés par une doublure intérieure coussinée. Les protège tibias sont également portés. Les chevilles sont obligatoirement protégées par des bas faient d’un tricot de kevlar.

 

Le port de gants de cuir (et/ou kevlar), du protège-gorge, du casque à coquille dure et des lunettes est également obligatoire. Ces dernières servent à améliorer la visibilité, réduire la formation des larmes causées par le vent relatif ou comme simple protection.

 

L’objectif de tout cet équipement est de donner au patineur un excellent coefficient aérodynamique et d’offrir en même temps une résistance maximale aux blessures (coupure, impact, etc).

 

La bottine du patin de vitesse est faite de cuir cousu et collé sur une coquille de fibre de verre rigide, souvent moulée au pied chez le patineur avancé.

 

Les lames ont une longueur variant de 38 à 45 cm et une épaisseur de seulement 1,25 mm. Elles sont fabriquées d’acier trempé à fort aliage de carbone. La lame du patin de longue piste est mobile au niveau du talon (patin clap), contrairement à celle du patin de courte piste qui est fixe.

 

D’autres distinctions s’ajoutent au patin de courte piste afin d’en améliorer leur comportement dans les virages serrés. Les lames sont surélevées, et décentrées vers la gauche ce qui permet au patineur de se pencher davantage pour s’opposer à la force centrifuge. Les lames sont également courbées à gauche (banane) de façon plus importante qu’en longue piste. De plus afin d’obtenir un contact parfait en virage, une seconde courbe est donnée à la lame lorsqu’on la regarde de côté, soit le berceau.

 

Les patins de vitesse sont aiguisés à la main, sur un appareil spécifique (le jig), de façon à rendre leur lames parfaitement lisses et leurs carres bien coupantes (90°). L’appranti aiguiseur à intérêt à faire vérifier à l’occasion le berceau des lames qu’il aiguise car cette courbe peut vite souffrir d’une mauvaise technique d’affutage.

 

TÉLÉCHARGER la Réglementation officielle (équipements obligatoires)

Un patineur de longue piste

 

 

Un départ courte piste

 

 

Deux patineurs effectuant une poussée en relais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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